Il y a révision et révision. Une bonne révision rend les comptes annuels plus clairs et plus transparents, et améliore ainsi la qualité des informations financières. Lorsqu'elle est effectuée par des auditeurs compétents et expérimentés, elle apporte une véritable plus-value à l'entreprise.
Une bonne révision est le fruit d'une collaboration placée sous le signe de la confiance mutuelle et de la coopération entre l'entreprise et l'auditeur. Elle implique un dialogue ouvert et continu, notamment en cas d'événements exceptionnels. Pour que l'entreprise auditée profite pleinement de la plus-value que peut apporter la révision, il est important de poser les bonnes questions.
La révision: figure libre ou imposée?
Les deux. La révision a pour objectif premier de vérifier si les comptes annuels sont conformes à la loi, aux normes comptables choisies et aux statuts de l’entreprise. Mais une bonne révision apporte davantage puisqu’elle améliore la qualité des comptes annuels et renforce ainsi la confiance accordée à l’entreprise par le marché des capitaux et les autres acteurs concernés.
Quel chiffre exprime les opportunités manquées?
Aucun. Mais une bonne révision permet décarter les doutes suscités quant à l'interprétation des normes comptables, à l'évaluation et à la publication. Ainsi, la révision donne au conseil dadministration et à la direction l'assurance quils peuvent se fier à des résultats annuels conformes aux prescriptions en matière détablissement des comptes, et quils remplissent leurs obligations légales. De plus, une bonne révision leur permet de se concentrer sur leur métier de base et de saisir les opportunités qui se présentent.
Les entreprises bien auditées sont-elles plus performantes?
Absolument. Une bonne révision permet non seulement daméliorer la qualité des comptes annuels, mais aussi dattirer l'attention de la direction et du conseil dadministration sur certains risques opérationnels et fiscaux ainsi que sur déventuelles faiblesses des contrôles internes. Selon l'étude de PwC "La révision améliore la qualité des comptes annuels" (PDF File 601 KB), 80% des lettres de recommandation, dans lesquelles l'auditeur informe une direction des résultats de son travail de révision, font état de constatations concernant les contrôles.
L'auditeur doit-il penser comme un chef dentreprise?
Certainement. Un bon auditeur doit non seulement connaître le secteur dactivité de l'entreprise auditée et le point de vue de ses dirigeants. Une connaissance approfondie du modèle opérationnel, de la stratégie et de la politique de l'entreprise est indispensable à une révision qui est plus quune simple vérification des données financières ou de la conformité des comptes annuels. De par sa fonction, l'auditeur acquiert une connaissance approfondie de l'entreprise, ce qui lui permet didentifier des opportunités et des risques, notamment quant au potentiel doptimisation des processus opérationnels. Ainsi, même sil ninfluence pas les décisions stratégiques, l'auditeur est un interlocuteur de choix pour le conseil dadministration et la direction.
Que peut-on lire entre les chiffres des comptes annuels?
Dans l'idéal, rien. Pour tous les acteurs en présence, la clarté, la transparence et la fiabilité sont absolument essentielles et constituent l'alpha et l'oméga des comptes annuels, en particulier dans l'annexe. Les investisseurs, notamment, y accordent une grande importance. Or, la révision conduit par exemple à la correction des comptes annuels en raison dinterprétations erronées des normes comptables, dévaluations inadaptées, derreurs de comptabilisation ou de publications peu claires.
Comment séduire les analystes?
Par la confiance. Ou en dautres termes, en leur présentant des chiffres auxquels tous les acteurs concernés peuvent se fier. Comme le montre l'étude de PwC "La révision améliore la qualité des comptes annuels" (PDF File 601 KB), plus de la moitié des entreprises doivent, lors de la révision, apporter des corrections à leur bilan et à leur compte de résultat. Une des causes expliquant le taux élevé derreurs réside dans la difficulté dinterpréter correctement les normes comptables complexes et fréquemment modifiées.
Peut-on parler de tout avec son auditeur?
Absolument. Les entreprises qui contactent leur auditeur juste avant, voire après la clôture de leur exercice, ne se font aucun cadeau. L'expérience démontre en effet quen cas dévénements inhabituels, une implication précoce de l'auditeur savère payante. Une communication ouverte et continue ainsi quun échange riche et réciproque lors de transactions complexes ou dincertitudes liées aux normes de présentation des comptes permettent de réduire sensiblement le temps consacré à la révision, aussi bien pour l'entreprise que pour l'auditeur. Cette démarche est déterminante pour améliorer la qualité et ainsi augmenter la plus-value de la révision.
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