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Résultats de la charge

Démographie et numérisation – Des secteurs et des hommes

Notre étude couvre l’ensemble du paysage des PME en Suisse. Eu égard à leur extrême diversité, nous souhaitons dans un premier temps faire un portrait différencié des participants à l’étude. L’image qui en résultera doit permettre de comprendre les caractéristiques des PME suisses et leur influence sur la numérisation.
Nous avons articulé les résultats de l’enquête par critère : le secteur, l’âge de l’entreprise, l’âge de la direction et la traille de l’entreprise, puis calculé les degrés de numérisation.

Le secteur co-décide

Les mécanismes de marché et les procédures internes variant fortement de secteur à secteur, prendre une initiative numérique fera plus ou moins sens selon le métier exercé. C’est ce qui explique les degrés de numérisation différents dans les secteurs analysés (voir fig. 4). Le graphique ne tient pas compte des secteurs représentés par moins de dix entreprises dans l’étude.

Figure 4 : Degré de numérisation par secteur économique

Étonnamment, le secteur public affiche, avec une moyenne de 2.48, le deuxième plus haut degré de numérisation. Sans doute en raison de la prise en compte de fondations et des écoles dans ce secteur, qui sont tendanciellement plus fortement numérisées.

Il est en revanche peu surprenant que les PME du secteur des télécommunications et des médias interrogées misent davantage sur les processus et les modèles numériques. Face aux offres en ligne toujours plus nombreuses, les entreprises de commerce de détail semblent s’équiper et accélérer leur numérisation. Elles devront axer leurs efforts sur des solutions innovantes, en particulier dans le contact avec les clients. La numérisation est moins avancée dans le secteur des services financiers. Peut-être parce que des réglementations nationales et internationales strictes freinent, voire empêchent, jusqu’ici un développement numérique. Mais depuis quelque temps, le régulateur semble assouplir son attitude. Il convient toutefois de mentionner que les grands acteurs de ce secteur ne sont pas représentés dans cette étude.

Le secteur de l’énergie et de l’approvisionnement et celui de la santé sont eux aussi à la peine. Peut-être parce que l’échange personnel reste essentiel et que la confiance est le facteur clé. Mais aussi parce que le secteur est prisonnier d’un véritable carcan réglementaire. Il n’en reste pas moins que les entreprises de ces secteurs devraient rester très attentives face aux évolutions du marché et envisager d’éventuelles innovations numériques. Car ici aussi l’adage « qui n’avance pas recule » trouve tout son sens.

Les choses semblent en passe d’évoluer dans le secteur de la santé. Cela se traduit par exemple dans la nouvelle réglementation concernant le dossier électronique du patient, qui veut faire avancer la numérisation du secteur de la santé dans le cadre de la stratégie «Santé2020» du Conseil fédéral. Au-delà, certains thèmes progressent, comme la cybersanté ou la télémédecine. À long terme, ce marché se déplace donc vers un écosystème numérique toujours plus connecté. Par ailleurs, une tendance claire à la médecine personnalisée se dessine. Les données saisies permettent davantage de formes de thérapies sur mesures basées sur le profil du patient, par exemple dans la médication.

Une question d’âge

Les questions numériques sont souvent confiées aux jeunes générations qui s’y sentent plus à l’aise. La plupart du temps, c’est la direction qui prend la décision pour ou contre des mesures de numérisation. Partant de ces réflexions, nous avons comparé le degré de numérisation à l’âge moyen de la direction des entreprises de l’étude.

Figure 5 : Degré de numérisation et âge de la direction

Plus la direction est jeune, plus le degré de numérisation d’une entreprise est élevé. Une direction jeune semble influencer positivement le degré de numérisation. Certes, les différences sont modestes, mais la corrélation est claire.

Cette tendance repose sur deux raisons. D’une part, les directions plus jeunes dirigent souvent de jeunes entreprises et, du coup, adoptent souvent le numérique dès le début. D’autre part, les plus jeunes générations sont généralement plus ouvertes aux nouvelles technologies, étant nées dans une ère dominée par les technologies et ayant grandi avec des médias en ligne.

Nous contacter

Norbert Kühnis

Leiter Familienunternehmen und KMU, Mitglied der Geschäftsleitung, PwC Switzerland

Tel : +41 58 792 63 63

Didier Ehret

Associé, Leader Entreprises familiales et PME en Suisse romande, PwC Switzerland

Tel : +41 58 792 82 99

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