4. Agir plutôt que réagir
Le rythme rapide qu’imposent les organismes de normalisation exerce une pression sur les entreprises du point de vue du temps et du contenu. Selon l’année de référence de l’entreprise, les chiffres ESG doivent être disponibles au même titre et en même temps que les rapports financiers. Par conséquent, les entreprises doivent mettre en place des processus de clôture plus rapides, impliquant également des étapes intermédiaires, des estimations et d’éventuelles extrapolations. Elles doivent donc augmenter la périodicité de leurs rapports et, en parallèle, mettre en place des mécanismes rapides de vérification interne et externe avec des examens intermédiaires.
L’harmonisation des normes exige un changement dans la manière de traiter les données. Les systèmes informatiques doivent être équipés d’interfaces afin de servir de nouveaux points de données en temps voulu et de manière cohérente. En outre, les entreprises ont besoin d’employés qualifiés capables de soutenir une approche de reporting basée sur le risque, tout en faisant le lien entre les performances financières et non financières de l’entreprise.
Enfin, une nouvelle responsabilité pèse sur les conseils d’administration, les membres des comités d’audit et les CEO. À ce niveau, le régulateur soulève les questions de responsabilité en matière de publication au fur et à mesure, s’adressant ainsi au marché des capitaux et aux actionnaires en particulier.