Hopes and Fears 2026

L’IA est utilisée, mais peine à convaincre : les salariés suisses envisagent l’avenir avec prudence

  • Press Release
  • 29/09/26

  • Un sentiment de sécurité élevé, mais un regard prudent sur l’avenir : 66 % se sentent en sécurité dans leur emploi pour les douze prochains mois, mais seuls 27 % sont optimistes quant à la demande pour leurs compétences à horizon de trois ans.
  • Utilisation intensive de l’IA, bénéfices limités : 28 % utilisent quotidiennement l’IA générative, mais seulement la moitié se montre motivée et confiante à son sujet.
  • Faible confiance, manque de clarté : 21 % font confiance à leur supérieur hiérarchique direct, 17 % à la direction générale, et seuls 19 % savent quelles compétences seront recherchées à l’avenir.

Zurich, le 29 septembre 2026 – Le marché du travail suisse semble solide. Pourtant, de nombreux salariés se montrent prudents quant à la demande future pour leurs compétences, font moins confiance à leur direction et sont plus sceptiques que leurs homologues du reste du monde à l’égard des avantages de l’intelligence artificielle (IA). Dans le même temps, on observe un besoin croissant d’accompagnement concernant les perspectives d’évolution de carrière et les avantages concrets des mutations technologiques. C’est ce que révèle la dernière édition de l’étude « Hopes and Fears ».

Le décalage entre l’utilisation de l’IA et les bénéfices qu’elle procure est particulièrement frappant. En Suisse, l’IA générative est utilisée plus fréquemment (28 % d’utilisation quotidienne) que la moyenne mondiale (22 %). Pourtant, les salariés suisses perçoivent beaucoup moins souvent une valeur ajoutée concrète : seuls 14 % affirment que l’IA renforce leur motivation ou leur confiance. À peine 10 % constatent une amélioration nette de la qualité de leur travail, seulement 9 % estiment que l’IA stimule leurs compétences et leur créativité, et seuls 22 % des personnes interrogées indiquent que l’IA les aide à accomplir les tâches plus complexes.

Le message est clair : si l’IA est utilisée en Suisse, elle ne convainc pas encore une grande partie des salariés. « La Suisse dispose d’une main-d’œuvre stable et hautement qualifiée, mais sans grand élan d’enthousiasme pour le changement. De nombreux collaborateurs restent prudents lorsqu’il s’agit de leur avenir professionnel, du management ou de la réelle valeur ajoutée de l’IA », explique Adrian Jones, associé et responsable du pôle Workforce chez PwC Suisse.

Les collaborateurs familiarisés avec l’IA en tirent profit, tandis que la majorité risque d’être laissée pour compte
La situation est particulièrement critique pour la grande majorité des salariés : à l’échelle mondiale, plus de la moitié (56 %) des actifs appartiennent au groupe du personnel de base, c’est-à-dire les collaborateurs qui ne possèdent ni compétences rares ni expertise pointue en matière d’IA.
Au sein de ce groupe, seule une personne sur deux déclare bénéficier des opportunités de développement nécessaires.

À l’opposé se trouvent les « pionniers » : des collaborateurs dotés de solides compétences en IA et de compétences rares et très recherchées. Ce sont eux qui profitent le plus de cette transformation tout en étant les plus enclins à quitter l’entreprise. 29 % d’entre eux affirment qu’il est très ou extrêmement probable qu’ils changent d’employeur au cours de l’année à venir.

En Suisse, ce phénomène est encore plus marqué. 69 % des travailleurs font partie de ce personnel de base stable. La proportion de véritables pionniers y est nettement plus faible (8 %) qu’au niveau mondial (14 %) ; dans notre pays, ce groupe comprend notamment des cadres du secteur informatique exerçant dans des entreprises de taille moyenne.

Cela explique en partie pourquoi le monde du travail suisse paraît relativement stable, mais peu dynamique. Si la sécurité de l’emploi à court terme est perçue de manière plutôt positive, les salariés se montrent toutefois plus prudents quant à la demande pour leur métier au cours des trois prochaines années.

Confiance faible, engagement limité, manque d’orientation
À cela s’ajoutent des lacunes en matière de confiance et d’orientation qui freinent encore davantage la transformation : seuls 21 % des salariés font confiance à leur supérieur hiérarchique direct, et 17 % seulement à la direction générale. À peine 19 % savent clairement quelles compétences seront recherchées à l’avenir. Dans le même temps, les salariés suisses accordent une grande importance à la culture d’entreprise, à la flexibilité et à l’autonomie : 54 % citent une culture d’entreprise négative comme critère rédhibitoire pour un emploi, tandis que 40 % s’opposent à un renforcement de la surveillance sur le lieu de travail.

« En Suisse, pour attirer et fidéliser les talents, il faut offrir bien plus que la sécurité de l’emploi et un salaire. La confiance, une culture d’entreprise forte, une réelle flexibilité et des perspectives d’évolution transparentes sont déterminantes. S’agissant de l’IA, on constate notamment que son utilisation ne suffit pas à garantir son acceptation – les collaborateurs ont besoin d’un accompagnement et d’une formation continue ciblée pour que l’IA se traduise par une réelle productivité, un avantage commercial mesurable et une meilleure expérience employé », déclare Teena Madhvani, associée, People & Organisation, PwC Suisse.

À propos de l’étude
Dans le cadre de l’étude « Hopes and Fears 2026 », 1 000 salariés âgés de 18 ans et plus ont été interrogés en Suisse entre mai et juin 2026. À l’échelle mondiale, environ 50 000 employés issus de 48 pays et de 29 secteurs d’activité ont participé à cette étude.

Étude « Hopes and Fears 2026 »

A propos de PwC

PwC Suisse est le leader de l’audit et du conseil en Suisse. Chez PwC, nous aidons nos clients à instaurer la confiance et à se réinventer afin de transformer les défis en avantages concurrentiels. Nous sommes un réseau axé sur la technologie, soutenu par plus de 370 000 collaborateurs répartis dans 136 pays. Dans les domaines de l'audit et de l'assurance, de la fiscalité et du droit, ainsi que des transactions et du conseil, nous accompagnons nos clients dans le développement et l'accélération d'une dynamique de croissance durable. PwC Suisse compte environ 3613 collaborateurs et associés et dispose de 13 sites en Suisse ainsi qu'un dans la principauté de Liechtenstein. Pour en savoir plus et pour prendre contact avec nous rendez-vous sur notre site web www.pwc.ch. « PwC » désigne le réseau PwC et/ou une ou plusieurs sociétés affiliées, chacune d’entre elles étant une entité juridique indépendante. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site web www.pwc.com/structure.

Nous contacter

Melanie Loos

Team Lead External Communications, PwC Switzerland

+41 58 792 47 66

Email