Au cours des dernières années, le cadre réglementaire suisse applicable à la tenue du journal des valeurs mobilières et aux obligations de déclaration a considérablement évolué, parallèlement à un renforcement de l’attention portée par les autorités au respect des exigences. À titre d’exemple, la révision partielle de l’ordonnance de la FINMA sur l’infrastructure des marchés financiers (OIMF-FINMA) est entrée en vigueur le 1er février 2023 :
Cette révision a précisé le contenu requis pour la déclaration des transactions sur dérivés, dans le but d’améliorer durablement la qualité des déclarations et de combler les lacunes en matière de surveillance du négoce. Par ailleurs, depuis quelques années, BX Swiss élargit progressivement le périmètre des valeurs mobilières admis à la cotation afin d’y inclure un éventail plus large d’instruments assimilables à des actions, d’obligations et de produits structurés jusque-là exclus de son régime de déclaration. La dernière évolution est intervenue cette année, en 2026, avec l’intégration des actifs numériques par l’intermédiaire de sa société sœur SeturionX, le premier système de négociation fondé sur la Technologie des registres distribués autorisé par la FINMA.
Ces extensions ont un impact significatif sur les entités soumises à l’obligation de déclaration et nécessitent un examen approfondi ainsi qu’une mise à niveau des processus de saisie et de déclaration des transactions.
Pour les banques suisses, la tenue rigoureuse du journal des valeurs mobilières et le respect d’obligations de déclaration des transactions toujours plus strictes sont indispensables pour assurer leur conformité et préserver leur réputation sur les marchés. Dans un contexte de durcissement réglementaire et de renforcement de la surveillance, de nombreux établissements y répondent en déployant des technologies avancée, autant de signaux témoignant de l’importance croissante accordée à la transparence et à l’intégrité des marchés.
Le non-respect de ces exigences comporte des risques importants, notamment des amendes substantielles, des sanctions et une érosion de la confiance des clients et des acteurs du marché. À l’inverse, des investissements proactifs dans des infrastructures robustes de tenue du journal des valeurs mobilières et de déclaration permettent non seulement d’atténuer le risque réglementaire, mais aussi de renforcer la confiance des parties prenantes.
Pour garder une longueur d’avance, les banques suisses doivent suivre en permanence les dernières évolutions réglementaires et s’y adapter. L’intégration d’innovations technologiques à des contrôles internes solides sera déterminante pour assurer la conformité et préserver la position de la Suisse en tant que centre financier mondial de premier plan.